France : Le gouvernement va prolonger l’état d’urgence sanitaire

Dalia Hamam Dimanche 03 Mai 2020-13:52:55 Actualités Internationales
Le gouvernement va prolonger l’état d’urgence sanitaire
Le gouvernement va prolonger l’état d’urgence sanitaire

 

Le gouvernement entérinait samedi la prolongation pour deux mois de l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19, mais il est aussi sous pression pour clarifier les modalités concrètes du déconfinement, notamment le casse-tête de réouverture des écoles et la polémique sur la vente des masques, a indiqué l’AFP.

Après un 1er-Mai confiné pour cause du coronavirus, le Conseil des ministres se penche sur le projet de loi prorogeant l’urgence sanitaire à compter du 24 mai. Son examen au Sénat est prévu dès lundi, avant qu’il ne soit transmis l’Assemblée nationale en vue d’une adoption définitive dans la semaine.

Le texte précise que la mise en quarantaine et le placement à l’isolement, afin de lutter contre la propagation du virus, pourront intervenir “lors de l’arrivée sur le territoire national”.

Le coronavirus a tué depuis le 1er mars 24.594 personnes en France, dont 218 au cours des dernières 24 heures. La tension dans les services de réanimation s’est encore un peu allégée avec 141 personnes en moins, a fait valoir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Alors que le gouvernement a dévoilé les cartes de déconfinement progressif, Emmanuel Macron a prévenu encore vendredi lors d’une réception à l’Élisée que le 11 mai serait “une étape importante” mais pas le passage “à une vie normale”.

En tête des préoccupations, la réouverture des écoles qui s’annonce très périlleuse. La “majorité des écoles” maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai, a affirmé Jean-Michel Planquer au Figaro, avec un maximum de 15 enfants par classe. Mais certains édiles ne veulent pas en entendre parler.

Ainsi, huit maires centristes de Seine-Saint-Denis (Bobigny, Drancy, Saint-Ouen, Coubron, Livry-Gargan, Noisy-le-Sec, Le Raincy et Le Bourget) avaient déjà exprimé, avant même le discours du Premier ministre mardi, leur intention de ne pas rouvrir leurs établissements scolaires.

Ces édiles, comme beaucoup d’autres, s’inquiètent de la possible mise en cause de leur responsabilité pénale en cas de contamination d’enfants, d’enseignants ou de personnels.

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